Le Mariage de la Vierge H. 3,33 x L. 1,81... - Lot 13 - Giquello

Lot 13
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Le Mariage de la Vierge H. 3,33 x L. 1,81... - Lot 13 - Giquello
Le Mariage de la Vierge H. 3,33 x L. 1,81 m H. 10ft 11 x W. 5ft 11 Iconographie : La Vierge, vue de profil, et Joseph, tous deux couronnés de fleurs, sont agenouillés. Joseph tient la branche d'amandier fleurie qui l'a désigné, comme le futur époux de la Vierge, parmi les autres prétendants dont le rameau n'avait pas fleuri. Notre tapisserie ne reprend pas toute la composition du tableau car elle est d'un format étroit dit entrefenêtre. Concernant le modèle : Voir Rosenberg, 1995, Le Mariage de la Vierge, 1647, huile sur toile. Collection du duc de Sutherland, en prêt aux National Galleries of Scotland, Edinburgh, catalogue de l'Exposition Nicolas Poussin, n° 113, p. 320. Le Mariage de la Vierge était le dernier tableau de la série des Sacrements de Poussin. Les Sacrements Les deux tapisseries présentées font partie d'une tenture comportant sept tapisseries puisqu'il y a Sept sacrements. Dans cette vente sont présentés le sacrement de l'Ordre et le sacrement du Mariage, replacés dans le contexte de la vie de la Vierge et de la vie du Christ. Les tapisseries ont été tissées à Bruxelles dans la première moitié du XVIIIe siècle, probablement dans l'atelier de Pieter van den Hecke, actif de 1703 à 1752, d'après des modèles du XVIIe siècle de Nicolas Poussin (1594-1665). Origine du modèle : Poussin peignit le sujet des Sept Sacrements deux fois entre 1638 et 1647. Le premier ensemble, peint pour son protecteur romain, Cassiano del Pozzo, fut terminé avant son retour en France. La seconde version fut exécutée à Rome en 1647 pour Paul Fréart de Chantelou, secrétaire du Superintendant des Bâtiments royaux en France. Ce sont vraisemblablement les gravures de cette seconde version des Sept sacrements qui ont servi de modèle à la tenture tissée à Bruxelles au siècle suivant. Les gravures par Jean Pesne, d'après Poussin, sont reproduites dans le catalogue de l'Exposition Poussin et Moïse, du dessin à la tapisserie, Académie de France à Rome, 2011, voir chapitre par Jean Vittet, (op. cit) (vol. I pp. 87 à 94). Matériaux et état : Finement tissée en laine et soie - chaîne en laine (8 fils de chaîne au cm), trame en laine et soie Bon état, restaurations d'entretien. Un retissage à la place d'anciennes armoiries. Provenance : Collection particulière française, Château en Normandie Tapisseries en rapport : The Fine Arts Museum of San Francisco possède une tapisserie intitulée La Confirmation (catalogue n°61 p.204). Cette tapisserie et nos deux tapisseries ont appartenu à un même ensemble car l'on peut voir sur les trois pièces les traces d'un petit retissage à la place d'armoiries. Dans une vente aux enchères en France (page de catalogue trouvée dans la documentation de la Galerie Chevalier, mais sans date, ni lieu précis) est passée une tapisserie représentant Le repas chez Simon le Pharisien. Références bibliographiques pour les deux tapisseries : - Louis Réau, 1957, Iconographie de l'Art Chrétien, Tome second, Iconographie de la Bible, vol II, Nouveau Testament p. 314. - Anna Gray Bennett, 1992, Five Centuries of Tapestry from the Fine Arts Museum of San Francisco, revised edition. - Pierre Rosenberg, catalogue de l'Exposition Nicolas Poussin, Grand Palais, Paris, septembre 1994 - Janvier 1995. - Jean Vittet, Poussin et la tapisserie : dernières découvertes, nouvelles observations, dans Poussin et Moïse. Du dessin à la tapisserie, cat. exp. Rome, Académie de France - Villa Medicis, Bordeaux, Galerie des Beaux-Arts, Paris, Galerie des Gobelins, 2011, p. 86-94.
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