Le Thé H. 2,93 x L. 4,58 m H. 9ft 7 ½ x W.... - Lot 39 - Giquello

Lot 39
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Le Thé H. 2,93 x L. 4,58 m H. 9ft 7 ½ x W.... - Lot 39 - Giquello
Le Thé H. 2,93 x L. 4,58 m H. 9ft 7 ½ x W. 15ft ½ Le Thé ne faisait pas partie de la tenture tissée à Beauvais d'après les modèles de Boucher ; Dumons s'est inspiré de Boucher en ajoutant ce beau sujet qui fut tissé en différentes largeurs et finesses, avec ou sans bordure. La bordure qui encadre la tapisserie est celle qui avait été commandée à Dumons par Picon (Bertrand, 2013, p. 95). Elle est à l'imitation d'un cadre en bois doré, ciselé de feuilles d'acanthe et rehaussé de cabochons de pierres rouges comme le rubis et bleues comme le saphir. Tapisseries en rapport : Parmi plusieurs versions du Thé existantes, citons en particulier : - Le Bayerische Museum à Munich possède la même tapisserie avec la même bordure, plus large, 2,86 m x 5,00 m (Bertrand 2013, pp. 92 à 113, fig. 92). - La collection H. Helffer possède une grande tapisserie du Thé (H. 2,47 x L. 6,68 m), présentant des armes comtales (Bertrand 2013, p. 100, fig. 43). - Le Musée du Louvre conserve une tapisserie du Thé similaire (OAR 19), plus large et moins haute (H. 2,33 x L. 5,16 m) et sans bordure (Pazzis-Chevalier, 1999, catalogue Exposition : Rio, p. 64 et Bertrand 2013, fig. 64). Matériaux et état : Tissée en laine et soie : chaîne en laine (5 fils de chaîne au cm), trame en laine et soie. Bon état. Provenance : - Collection particulière, Etats-Unis - Galerie Chevalier - Vente Picard, Drouot, novembre 1995 Deux tapisseries de la Manufacture royale d'Aubusson La seconde tenture chinoise, dite aussi Fêtes Chinoises, Le Thé et la Foire Chinoise, XVIIIe siècle, vers 1760-1770 Les deux tapisseries sont vendues séparément Origine des modèles : Ces tapisseries font partie d'un célèbre ensemble intitulé : la Tenture chinoise, dite Seconde tenture chinoise d'après les peintres François Boucher (1703-1770) et Jean-Joseph Dumons (1687-1779). Le thème de l'Extrême-Orient était en vogue depuis près d'un siècle dans le domaine des arts décoratifs européens. A la fin du XVIIe siècle, les peintres Jean Baptiste Belin de Fontenay, Jean Baptiste Monnoyer et Guy Vernansal fournissent à la Manufacture royale de Beauvais les cartons d'une première tenture chinoise appelée L'Histoire de l'empereur de Chine, également appelée plus tard Première Tenture chinoise. Une seconde tenture chinoise fut conçue pour la Manufacture royale de Beauvais des années plus tard, en 1734, par François Boucher. Les beaux modelli de Boucher (huiles sur toile) qui se trouvent aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts de Besançon (France) ont été adaptés pour la tapisserie par le peintre Dumons qui a réalisé les cartons, c'est-à-dire les modèles à grandeur d'exécution. Une vingtaine d'années plus tard, Dumons a également produit, pour la Manufacture royale d'Aubusson, des cartons adaptés ou inspirés de l'oeuvre de Boucher. Aux modèles de Beauvais furent ajoutés le Thé et des entrefenêtres. Les deux tapisseries présentées dans la vente sont un merveilleux exemple du goût persistant pour l'exotisme extrême-oriental dans le dernier tiers du XVIIIe siècle en France et en Europe. Dans cette tenture l'évocation de l'Orient est joyeuse et sensuelle. Les deux tapisseries n'ont pas été tissées en même temps ; si l'origine des modèles et la ville de production sont les mêmes, l'atelier à Aubusson n'est peut-être pas le même. La plus grande partie des tapisseries de la Seconde tenture chinoise fut tissée dans les ateliers de la famille Picon. Bertrand, dans l'ouvrage de 2013 (op. cit), afin d'établir un corpus des tapisseries d'Aubusson, répertorie les tapisseries connues de la tenture chinoise qui eut un grand succès dans sa version aubussonnaise.
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