Apollinaire (Guillaume)

Lot 67
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Estimation :
150000 - 200000 EUR
Apollinaire (Guillaume)
Case d'Armons. Aux Armées de la République, 1915. Cahier in-8 broché, couverture de papier bleu d'écolier, premier plat orné d'une vignette contrecollée illustrée, gardes consolidées par un feuillet du « Bulletin des Armées de la République ». Édition originale, dont le texte a été polygraphié en bleu à la gélatine (« pâte à polycopier ») au duplicateur Stencil sur papier quadrillé, avec rehauts manuscrits de l'auteur à l'encre noire. Édition originale (24,4 x 16,4 cm). Boîte de protection feutrée rouge. Exemplaire numéro 2 envoyé du front à Ambroise Vollard par Apollinaire, resté broché tel que paru, comportant le plus long envoi du poète sur cet ouvrage, et le seul connu où l'auteur a rehaussé la typographie à l'encre sur toutes les pages. « À Ambroise Vollard Très cordial souvenir Du fond d'un hypogée Situé sur le front P......[erthes] B.........[eauséjour] Et qui rappelle un peu la cave de la rue Laffitte Guillaume Apollinaire Brigadier-fourrier à la 45e batterie du 38e Rgt d'Artillerie de campagne Secteur postal 138 Le 19 août 1915 » Cet envoi est le plus long des envois connus dans ce livre. Il se réfère à la cave de la galerie Vollard, où de mémorables agapes avaient lieu avant-guerre. Au moment où il envoya le recueil à Vollard, Apollinaire devait cacher le lieu de son cantonnement, et ne mentionna que la première lettre de Perthes et de Beauséjour, suivie de points de suspension dont le nombre correspond exactement au nombre des lettres manquantes, alors qu'un mois auparavant, il écrivait ces lieux encore en toutes lettres dans l'exemplaire envoyé à Francis et Gabrielle Picabia le 21 juillet. Vingt-cinq exemplaires furent ronéotypés par les maréchaux des logis Bodard et Berthier, avec de petits dessins : n° 1 : Ardengo Soffici (Apollinaire e l'Avanguardia, Galleria Nazionale d'Arte Moderna, Roma, De Luca Editore, 1980, n° 30 et 59), envoi (août 1915, attesté par la lettre d'Apollinaire à Soffici du 25 août 1915 : n° 2 : Ambroise Vollard (voir ci-dessous). n° 3 : Alberto Magnelli (Bibliothèque Nationale, Réserve P-YE-2442), envoi. Il s'agit probablement du dernier exemplaire qui restait à Apollinaire, si l'on croit ce qu'il écrivait le 20 septembre à Charles de la Roncière (voir n° 21). n° 5 : André Lefèvre (Bibliothèque André Lefèvre, Drouot / Ader-Ribault Ménetière, 8 décembre 1964, n° 13), envoi. n° 6 : Madeleine Pagès (Très Beaux Livres des XIXe et XXe siècles [Jacques Guérin], Drouot / Ader-Picard-Tajan, 4 juin 1986, n° 69 ; The Jaime Ortiz-Patino Collection of Important Books and Manuscripts, Sotheby's New York, 21 avril 1998, n° 7 ; Jean Bonna), envoi, relié (Leca). En fait, Madeleine reçut deux exemplaires, comme l'indique la lettre d'Apollinaire du 16 septembre 1916 lui réclamant le second pour l'offrir à Mme Tittoni, qui gérait l'hôpital italien où Apollinaire avait été en convalescence après sa blessure (on ignore si Madeleine rendit effectivement cet exemplaire, dont on ignore aussi le numéro). n° 7 : Apollinaire (envoyé à André Lefèvre en même temps que son exemplaire n° 5, comme l'indique une carte postale jointe à cet exemplaire : voir Bibliothèque André Lefèvre, Drouot / Ader-Ribault Ménetière, 8 décembre 1964, n° 13 ; Laurin-Guilloux-Buffetaud-Tailleur / Drouot, 26 novembre 1987). Est inscrit au crayon : « Secret » avec le timbre rouge « Le général commandant de la 16e Brigade ». n° 9 : Jean Royère (Bibliothèque Georges-Emmanuel Lang, Galerie Georges Petit / Lair-Dubreuil, 16-17 décembre 1925, n° 234, avec une « carte postale des armées » ; Drouot, 9-13 février 1931, n° 26 ; René Gaffé, comme signalé dans les Carnets de Paul Bonet, mais absent de la vente Gaffé en 1956), envoi, reliure de 1931 (Paul Bonet, Carnets, n° 190). n° 10 : Marie Laurencin, envoi (probablement 20 juin 1915 comme l'exemplaire de Louise Faure-Favier avec lequel il fut envoyé, comme l'indique la lettre d'Apollinaire à Louise Faure-Favier du 29 juin 1915). n° 11 : Louise Faure-Favier (Livres Romantiques et Modernes, catalogue 53 de la librairie Pierre Berès, 1952, n° 11), envoi , relié (Paul Bonet, 1948, Carnets, n° 844). n° 12 : Joseph Granié, envoi n° 14 : Louise de Coligny-Châtillon (librairie Maurice Bridel, catalogue n° 13 Beaux Livres Anciens et Modernes, 1954, n° 41; Artcurial, 4 avril 2006, n° 67), dépareillé de son envoi, probablement par Lou elle-même avant qu'elle le cède au libraire lausannois Maurice Bridel. n° 15 : Nom du destinataire découpé dans l'envoi (Sotheby's Paris, 15 mai 2012 n° 120), envoi. n° 17 : Eugène Druet, envoi, reproduit avec l'ensemble de l'exemplaire dans la réédition de Calligrammes, Gallimard, 2014, pages 165-216. Il s'agit presque certainement de l'exemplaire du catalogue de la librairie Gallimard n° 25 de 1951 (n° 225 de sa liste) où ni le numéro du tirage, ni le destinataire n'étaient mentionnés , avec un
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