Grand tondo en terre cuite polychromée et dorée représentant - Lot 72

Lot n° 72
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Estimation :
20000 - 30000 EUR
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Résultat : 27 300EUR
Grand tondo en terre cuite polychromée et dorée représentant - Lot 72
Grand tondo en terre cuite polychromée et dorée représentant la Vierge à l'Enfant entourée par quatre têtes de chérubins. Figurée en buste, la tête ceinte d'une fine couronne posée sur sa chevelure déliée, Marie tient contre elle de ses deux mains l'Enfant debout dans un pli de son manteau ; celui-ci passe tendrement son bras gauche derrière le cou de sa Mère, serrant un chardonneret dans sa main droite. Toscane, entourage des Andrea Della Robbia, début du XVIe siècle D. 76,5 cm Dans un cadre en bois doré D. total : 99,5 cm (quelques accidents et restaurations à la polychromie qui a été reprise en partie) Provenance : - Succession d'une famille niçoise Ce grand tondo reprend en grande partie la composition de la Madone dite "Madone Foulc" attribuée à Andrea della Robia conservée au musée de Nîmes (inv. IP.1278, fig.a). Les liens d'affection entre Marie et Jésus sont néanmoins ici plus étroits à la différence du modèle robbiesque où la jeune mère semble perdue dans ses pensées tandis que l'Enfant se détourne d'elle, son visage faisant face au spectateur. Toutefois des dissemblances plus importantes sont à remarquer, hormis le nombre de têtes de chérubins, comme l'absence de voile chez Marie, les mèches de sa chevelure libre reposant sur le devant des épaules, et surtout la présence d'une couronne fleurdelisée ceignant sa tête, élément insolite dans la représentation des Madones du Quattrocento. Ces éléments ne sont toutefois pas complètement étrangers à l'iconographie des reliefs de dévotion des Della Robbia. Sur celui de la Vierge adorant l'Enfant, dépôt du Louvre au musée Vivenel de Compiègne, la chevelure de la Vierge est bien dégagée de tout voile avec de longues mèches descendant dans son dos et la couronne est bien présente, bien que non posée sur la tête, elle figure néanmoins au-dessus, tenue par deux mains divines (inv. Camp. 75, fig.b) ; sa typologie est d'ailleurs très voisine de celle du tondo. Il semble que l'on soit devant une œuvre toscane, vraisemblablement d'un artiste florentin, œuvrant non loin de la bottega des Della Robbia au début du XVIe siècle. Un test de thermoluminescence qui sera remis à l'acquéreur a été effectué par le laboratoire CIRAM en date du 19/12/2024 confirmant une datation entre 1449 et 1649. Ouvrages consultés : - Expositions 2002/2003 Nice - Sèvres, Les Della Robbia - Sculptures en terre cuite émaillée de la Renaissance italienne, Musée national Biblique Marc Chagall - Musée national de la Céramique, cat. J. R. Gaborit, M. Bormand. - F. Carta sous la dir. de, Émail et terre cuite à Florence - Les œuvres des Della Robbia au musée national de la Renaissance, Paris, 2018.
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