Sabre (kilij) avec une garde rare incrustée d'or rehaussé pl - Lot 455

Lot n° 455
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Estimation :
6000 - 8000 EUR
Sabre (kilij) avec une garde rare incrustée d'or rehaussé pl - Lot 455
Sabre (kilij) avec une garde rare incrustée d'or rehaussé plus tard de vermeil, fusée en ivoire de morse. Iran safavide ou Turquie ottomane, vers 1500 et XIXe siècle. L. 94 cm - L. de la lame 82 cm A sabre (kilij) with rare guard inlaid with gold and later silver-gilt and walrus ivory grip Safavid Iran or Ottoman Turkey, ca. 1500 and 19th century L. 37 in - L. of the blade 32 1/4 in 320 CH La lame en acier est insérée dans une garde en fer incrustée d'or, que l'on peut dater aux environs de 1500. La fusée en ivoire de morse est une substitution ultérieure, probablement du XIXe siècle, bien qu'il soit probable qu'elle ait remplacé un pommeau d'une forme très proche. Le centre de la garde est incrusté d'un motif en nuages à symétrie double, moulé en or sur un fond sombre, accompagné d'un simple motif floral. Les branches de la garde sont décorés d'un motif rumi moulé en acier noirci sur un fond texturé en or et de quatre cartouches contenant deux distiques en persan. La garde de l'épée finement incrustée est un rare exemple d'un style d'incrustation d'or post-Timouride caractéristique, qui était populaire dans le nord-ouest de l'Iran et l'est de l'Anatolie vers le début du XVIe siècle. Par la qualité de son incrustation, elle trouve sa comparaison la plus proche avec une ceinture conservée au musée du Topkapi Sarayi, qui aurait été portée par Shah Isma'il I. Comme de nombreuses armes et armures turkmènes et safavides précoces, cette ceinture a été pillée à la suite de la bataille de Chaldiran, en 1514, au sujet de laquelle l'historien Bidlisi écrivait que “les ânes transportaient de l'or et des trésors, qui remplissaient le trésor. Les vêtements, les armures et les casques étaient tous pillés. Les pauvres de Chaldiran devinrent riches” (Bidlisi, Selimnama, p. 180). Les extrémités de la garde portent deux distiques en persan. Bien que l'inscription soit largement illisible en raison de l'usure, les mots “gorge” (gulu) et “eau” (ab) peuvent être déchiffrés. Les armes à lames de cette période sont fréquemment ornées de poèmes martiaux qui invoquent ces mots, aux côtés de termes tels que “poignard”, “épée” ou “lame”. (cf. Stuart Pyhrr et al., Islamic Arms and Armor in the Metropolitan Museum of Art. New York, 2015. pp. 196-197, no. 76). Leur popularité était telle que le poète du milieu du XVIe siècle Wasifi (né en 1485) rapporte une anecdote selon laquelle les érudits réunis à Herat pouvaient à peine croire qu'un vers original puisse être composé en utilisant les mots “eau” et “lame”.
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