Attribué à Félix-Louis Leullier (Paris 1811-1882 Paris), d'a - Lot 116

Lot 116
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Estimation :
6000 - 8000 EUR
Attribué à Félix-Louis Leullier (Paris 1811-1882 Paris), d'a - Lot 116
Attribué à Félix-Louis Leullier (Paris 1811-1882 Paris), d'après Jean-Antoine, baron Gros (1771-1835) Hercule et Diomède Huile sur toile 98 x 69,5 cm Œuvre en rapport : - Jean-Antoine, baron Gros (Paris 1771-1835 Meudon),Hercule et Diomède, huile sur toile, 324 x 426 cm., Salon de 1835 (n°989), Toulouse, Musée des Augustins, inv. RO 112 Nous remercions M. Gérard Auguier, spécialiste de l'œuvre du baron Gros, de nous avoir aimablement indiqué, après examen de l'œuvre, qu'elle pourrait être la version commandée à Leullier par Ange-Pauline Dufresne (1791-?), belle-sœur du baron Gros, laquelle commande est mentionnée dans la correspondance entre Jean-Baptiste Delestre (1800-1871) et Joseph-Désiré Court (1797-1865) (archives privées, France). Par son œuvre monumentale, exposée au Salon de 1835, le baron Gros espérait réimposer le néo-classicisme orthodoxe de David, son maître, face aux nouveautés sous-considérées du romantisme. Gros se souvint des ultimes conseils de son mentor aigri qui, depuis l'exil, lui écrivait de ne plus s'attarder sur des sujets futiles, des tableaux de circonstances, des portraits mondains. Deux figures plus grandes que nature rejouaient le huitième des travaux d'Hercule. Diomède, roi des Bistones, peuple de Thrace, donnait en pâture à ses chevaux tous les étrangers qui tombaient entre ses mains. Hercule, vu de face, la tête de trois quarts, saisissant ce monstre sur son char qu'il renverse et brise, le livre aux chevaux affamés et le punit ainsi de sa cruauté. La critique cependant désapprouva le retournement de Gros et y vit une sorte de démenti formel de toute sa carrière, lui qui jusque-là faisait figure de préromantique, avec son style enlevé, l'onctuosité de sa touche et la richesse de son coloris. Désespéré par cet échec retentissant, abandonné par ses élèves et en proie à de vifs ennuis de santé, Gros mit fin à ses jours le 25 juin 1835. Sa veuve Augustine fit don de l'œuvre à la ville de Toulouse, l'année suivante, où elle peut encore être admirée.
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