Triptyque, microsculpture, en buis figurant le Jugement dern - Lot 83

Lot 83
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Triptyque, microsculpture, en buis figurant le Jugement dern - Lot 83
Triptyque, microsculpture, en buis figurant le Jugement dernier. Partie centrale: de forme circulaire à la partie supérieure en forme d'accolade avec rampants à crochets, meublée de branchages entrecroisés symbolisant la couronne d'épines, accostée de pinacles gothiques et coiffée d'un fronton losangique au contour échancré muni d'un anneau mobile; lunule à la partie inférieure. La scène du Jugement dernier comporte plusieurs plans en profondeur animés de très nombreux personnages en ronde-bosse ou semi ronde-bosse. Le Tribunal céleste à la partie supérieure avec le Christ-Juge trônant en majesté sur un arc de cercle, entouré de dix anges portant les Instruments de la Passion, celui avec la Croix au-dessous de lui, et encadré des douze Apôtres; sur la ligne horizontale symbolisant la séparation des Élus et des Damnés sont figurés la Vierge couronnée et saint Joseph tenant la lanterne, à leurs pieds s'étend un cortège de saints agenouillés au nombre de seize parmi lesquels on reconnaît Marie-Madeleine, saints Laurent, Étienne et Jacques; à gauche et à droite, les anges buccinateurs soufflant dans des trompettes sonnant le réveil des morts. Plus bas, les Damnés nus s'agitent et se désolent, hommes portant leur sac d'or personnifiant le péché de l'Avarice, femmes à la chevelure déliée celui de la Luxure, certains enchaînés sont entraînés vers la Géhenne par des démons, un autre est mordu par un monstre; à la partie inférieure, un démon femelle précipite une âme déchue lui faisant traverser la porte de l'Enfer à travers le cercle de l'encadrement ; celui-ci, délimité dans un demi-cercle, représente une fournaise avec, au centre, un diable debout dans un chaudron au milieu de damnés, entouré de flammes en dévorant d'autres, gesticulants ou étendus sur des grills. Inscription en lettres gothiques bordant le tableau central : à la droite du Christ, Gaudia uos iusti nunquam peritura subite (« Vous, les justes, entrez dans des joies qui ne périront jamais ») ; à sa gauche, Vos angis aeternum coquat intolerabilis ignis (« Vous, serpents, que le feu intolérable vous brûle éternellement »). Volets latérauxsculptés en bas-relief représentant le couple de commanditaires agenouillés devant un prie-Dieu accompagnés de leurs armoiries et de leur saint protecteur respectif, fleuron à la partie inférieure. Volet gauche: Jean Caulier (vers 1455/1460-1533), saint Jean-Baptiste à ses côtés, tenant le livre sur lequel est couché l'Agneau, blason écartelé, aux 1 et 4 [d'azur] à trois étrilles [d'argent] à la bordure [d'or] ; aux 2 et 3 [de gueules] semé de lys [d'or]. Volet droit: Hélène Le Tailleur († après 1547), seconde épouse de Jean Caulier, saint Michel à ses côtés portant cuirasse et tenant une croix, blason parti portant à dextre les armes de son époux et à senestre un écartelé, aux 1 et 4 [d'argent] à la bande [d'azur] chargée de trois pigeons volants [d'or], aux 2 et 3 [de sable] semé de lys [d'or] ; sur le tout un écusson [d'argent] à trois lions [de sable]. Volet droit muni d'un anneau mobile. Pied ajouré reposant sur une base au bord festonné, registre supérieur à plan triangulaire et trilobé, avec trois consoles accostées, transi reposant sur un des lobes, bordé de l'inscription en lettres gothiques hac pie pastor que ducad ovile suum (« ici, que le Bon Pasteur conduise celui qui est de son troupeau »); cette base est portée par trois lions couchés, leurs pattes avant repliées, l'arrière-train soulevé sous lequel passe la queue revenant contre leur flanc. Avec son étui d'origine en cuir gaufré à décor losangique muni de passants et de lanières. Hollande, Delft, vers1520/1525. H. 22,5 cm - L. (volets ouverts) 14 cm (pinacle gauche et une console refaits, légers accidents et restaurations, petit manque à l'étui) Ce lot bénéficie d'un certificat d'exportation pour un bien culturel. Estimation sur demande Provenance : - Collection particulière, Bretagne Ce précieux triptyque fait partie des microsculptures de dévotion réalisées en buis aux Pays-Bas durant le premier tiers du XVIe siècle. On dénombre plus d'une centaine de ces œuvres qui peuvent adopter différentes formes : des noix de prière, des diptyques ou des triptyques comme ici mais également des objets très variés tels des monstrances, des retables, des rosaires, des coffrets en forme de cercueil ou des manches de couteau. Ces objets fascinants par leur minutie et leur invention iconographique ont bénéficié lors de la dernière décennie d'un programme international de recherches qui a abouti aux expositions qui se sont tenues au Canada, aux États-Unis et aux Pays-Bas en 2017. Ce triptyque provenant d'une collection particulière bretonne est jusqu'ici inédit. Ainsi, il n'apparaît pas dans la base de données The Boxwood Project mise en place depuis une dizaine d'années par le Musée des Beaux-Arts de l'Ontari
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