[FACÉTIES]. Histoire comique du roy des masques. [Paris, s.n - Lot 37

Lot 37
Aller au lot
Estimation :
800 - 1000 EUR
S'inscrire sur drouot.com
[FACÉTIES]. Histoire comique du roy des masques. [Paris, s.n - Lot 37
[FACÉTIES]. Histoire comique du roy des masques. [Paris, s.n., 1724]. Relié avec : Le Sanglant combat de Mardi-Gras et de Carème dans la plaine de Vaugirard. S.l.n.d. Soit 2 ouvrages reliés en un volume petit in-8 (156x100 mm), maroquin havane, dos à cinq nerfs, titre et date dorés, filet à froid d'encadrement sur les plats, filet doré sur les coupes, double filet doré intérieur, tranches dorées (reliure de la fin du XIXesiècle). Intéressante réunion de deux facéties excessivement rares. Il n'y a à priori qu'un seul exemplaire de la première dans les institutions publiques : au musée Médard. Elle est décrite par Paul Lacroix dans le Bulletin du bibliophile de 1863 : «L'approbation du censeur Passart est du 26 janvier 1723. Ce censeur qui avoit mission d'examiner toutes les brochures, tous les canards, toutes les feuilles volantes, par ordre du lieutenant de police, n'étoit autre que ce fameux abbé Cherrier, auteur du Polissonniana et de tant de pièces comiques, gaillardes et facétieuses. Avant de devenir censeur, il s'étoit fait souvent de mauvaises affaires avec la police à cause de ses publications clandestines, et il avoit couché souvent à la Bastille. Il ne se déshabitua jamais de composer des polissonneries, et il approuvoit lui-même les gaudrioles anonymes qu'il faisoit imprimer avec permission tacite. Son opuscule le plus célèbre, intitulé Le Chapeau pointu, n'a pas encore été retrouvé, ce qui prouve que l'édition tout entière fut saisie et mise au pillon, dès que les premiers exemplaires eurent été vendus sous le manteau. L'Histoire du roy des masques, qui pourroit bien être aussi une composition de l'abbé Cherrier, n'avoit aucun caractère dangereux et ne devoit pas être supprimée. C'est une personnification grotesque du Carnaval. La naissance du roi des masques emprunte quelques traits à celle de Gargantua : «Sitôt qu‘il fut sorti du sein de sa mère, au lieu d'avoir besoin de téter comme les autres enfants des hommes, il ne lui fallut d'autre nourrice que la pinte, d'autre berceau que la table, d'autre maillot que les nappes, d'autres langes que les serviettes ; en un mot, il devint tout à coup parfait.» Après l'histoire qui se termine par la mort du roi, lequel expire de douleur en voyant que le vin alloit manquer, on trouve un Dialogue en vers entre ce roi et son échanson, qui lui verse à boire in extremis et qui chante des couplets en l'honneur du jus de la treille.» Quant à la seconde elle ne semble connue que par un manuscrit du XVIIIe siècle conservé à l'Arsenal. Magnifique exemplaire, finement relié, provenant des bibliothèques Auguste Veinant (1855, I, n°788), Morel (Lyon, 1873, n°362) et Edouard Moura (1932, n°822), avec son ex-libris sur cuir «Les Éclusettes». Quelques petites taches sur le plat supérieur. Couleur à peine passée au dos.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue