Masque du buffle Nya - Lot 13

Lot 13
Aller au lot
Estimation :
30000 - 50000 EUR
S'inscrire sur drouot.com
Masque du buffle Nya - Lot 13
Masque du buffle Nya Culture Bamiléké, style de Wum Cameroun, nord du Grassland Bois à patine sombre, kaolin H. 113 cm Provenance : - Collection Leopold Häfliger, Lucerne - Collection Suzanne Greub, Tribal Art Centre, Bâle - Collection privée, Paris Publication: - Arts d'Afrique Noire, numéro 55, Automne 1985 (couverture) Bibliographie: - Pierre Harter, Arts anciens du Cameroun, AAN ed., 1986 - Bettina von Lintig, Cameroun, Galerie Bernard Dulon, 2006 Chez les Bamiléké, le buffle sauvage, ou nya, est un symbole de force, de courage et représente le pouvoir. Il est donc étroitement lié à la royauté. Après la chasse, la remise des massacres et des dépouilles au fon, ou souverain, était une obligation souvent absolue. Les cornes étaient alors richement sculptées, leur usage, comme gobelet, exclusivement réservé à la Cour et les crânes exposés sur les piliers soutenant l'auvent du palais. Les masques représentant le buffle étaient l'apanage des notables importants qui pouvaient, lors de certaines danses, notamment celle du ngou, incarner le roi. Leur importance première est avérée au sein des pratiques cérémonielles des populations Bamiléké. Au sein du corpus des masques de bovidés, Pierre Harter (1986, n° 27, p. 43) distingue un exemplaire présentant une «dominance des lignes anguleuses frappante» qu'il attribue à un sculpteur de la chefferie de Wum, à l'extrême nord du Grassland, près de Bekom et d'Oku. Une comparaison formelle avec le masque de la collection Greub donne à penser que ce dernier, bien que de dimensions plus importantes, provient de la même aire culturelle et peut-être du même atelier. Tout l'aspect expressionniste des arts du Grassland est exprimé dans cette extraordinaire composition d'où jaillit le mufle démesuré, intégrant dans son dessin les naseaux et une rangée de dents puissantes. En haut du front les grands yeux en amande semblent vouloir aller se cacher dans les oreilles dressées. Les immenses cornes, enfin, striées à leurs bases, affirment par leur vigueur toute l'importance conférée à ce masque par son sculpteur, un maître de l'esthétique bamiléké. Suzanne Greub fut une véritable passionnée des arts dits premiers. Avec son mari le Dr. Hans Rudolf Greub, elle créa en 1980 une société des amis des arts africains, océaniens et indonésiens et en 1984 le Tribal art centre de Bâle qui organisait l'exposition et la vente de collections complètes. En 1988 elle a publié Expressions of Belief, Masterpieces of African, Oceanic and Indonesian Art from the Museum Voor Volkenkunde, Rotterdam (NYC, Rizzoli, 1988).
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue