∆ ORLAN (née en 1947) - Lot 20

Lot 20
Aller au lot
Estimation :
15000 - 20000 EUR
S'inscrire sur drouot.com
∆ ORLAN (née en 1947) - Lot 20
∆ ORLAN (née en 1947) SMART Arlequinade Véhicule présentant un covering «Arlequin» réalisé par ORLAN Modèle Fortwo Première mise en circulation le 29/08/2007 Essence, boîte automatique, 57 785 km au compteur* (avec sa carte grise) Contrôle technique favorable du 09/04/2025 valable jusqu'au 05/03/2027. Numéro de série : WME4513321K037693. Provenance : - Orlan ORLAN (née en 1947), est l'une des plus grandes figures de l'art actuel. Artiste transdisciplinaire, elle utilise la photographie, la vidéo, la sculpture, mais aussi les biotechnologies et la chirurgie pour faire de son propre corps son matériau principal. Le Corps comme carnet de dessin :dès les années 1970, elle bouscule les codes avec des performances iconoclastes (commeLe Baiser de l'artiste). Dans les années 1990, elle réalise une série d'opérations-chirurgicales-performances filmées, où elle transforme son visage pour interroger les pressions sociales exercées sur le corps féminin. L'Arlequin et l'Hybridation :son travail est centré sur le concept de "l'altérité". S'inspirant duTiers-Instruitde Michel Serres, elle revendique une identité faite de croisements : entre les cultures, entre les espèces et entre l'humain et la technologie. Une pionnière technologique :ORLAN a toujours été à l'avant-garde, utilisant le Minitel, la réalité augmentée, l'intelligence artificielle et la culture de cellules vivantes (Bio-art) pour explorer ce qu'est "être humain" au XXIe siècle. Récompensée par de nombreux prix (Grand Prix de l'E-Réputation, Chevalier de la Légion d'honneur), elle expose dans les plus grandes institutions mondiales (Centre Pompidou, MoMA, Getty Museum). Sa Smart "Arlequinade" de 2026 représente l'aboutissement de sa réflexion sur le corps-microbiote et la présence de l'artiste dans la cité. L'Objet-Manifeste : la Smart "Arlequin" n'est pas qu'un véhicule customisé, c'est une sculpture sociale mobile. En déplaçant l'œuvre du musée vers la rue, ORLAN poursuit sa mission de "sortir l'art des cadres". Le covering ne se contente pas d'esthétiser la carrosserie ; il la transforme en une membrane biologique. La pandémie a brutalement rendu perceptible ce monde microscopique. Ce qui était abstraction est devenu concret, tangible, dans nos gestes quotidiens, nos peurs et nos précautions. Nous avons instauré une distance physique entre les corps, transformant durablement nos façons d'être ensemble. L'artiste travaille souvent à la croisée de l'art et de la science avec les biotechnologies. En 2007, elle crée à Perth grâce au laboratoire Symbiotica et au théoricien du BioART et curateur Jens Hauser,Le Manteau d'Arlequin, une œuvre où elle cultive ses propres cellules avec celles d'autres provenances humaines et animales. ORLANa développé une réflexion autour de la figure de l'arlequin, à partir du texte du philosophe Michel Serres,Le Tiers-Instruit. Dans la préface intituléeLaïcité, l'arlequin, après avoir fait le tour du monde en se défaisant progressivement de ses vêtements patchwork, révèle une peau elle-même faite de fragments et de traces tatouées par ce qu'il a vu et rencontré. Pourtant, il ignore que tout ce qu'il a vu l'a profondément imprégné, transformé, hybridé — comme lorsque nous circulons, voyageons et traversons des cultures. Ce conte philosophique fait de l'arlequin une métaphore du multiculturalisme et de l'acceptation de l'autre en soi. En 2010, pour son installation monumentale Un bœuf sur la langueau Musée de Nantes,ORLANcrée en collaboration avec les établissements de soierie Brochier, un velours de soie imprimé d'une arlequinade composée de virus — certains mortels, d'autres, comme les phages, porteurs de vie — ainsi que de bactéries, de spores, de champignons et de cellules sanguines, cutanées et musculaires. En 2018, Fabrice Hyber a invitéORLANdans le projetORGANOÏDEà l'Institut Pasteur à créer une installation permanente dans l'auditorium OMICS avec de nouvelles images représentant le microbiote incluant le mot «cellule souche», «fangothérapie» «rage», «pasteurella pestis», «vaccin», ou encore «chercheuse»... En 2026, l'artiste réinvestit ce motif en customisant sa voiture de couleurs “festives” afin d'apporter une touche singulière et joyeuse dans une ville grise et lutter contre l'uniformisation et les stéréotypes des véhicules.ORLANrend sa SMART encore plus SMART! Cette action transforme la carrosserie en une surface hybride où se mêlent signes biologiques et symboliques. L'objet devient une loupe, révélant ce que nos yeux ne pouvaient percevoir : l'infiniment petit. La voiture se fait ainsi extension mobile du corps arlequin, un espace de circulation où s'inscrivent les traces du vivant dans toute sa complexité. Le patchwork n'est plus seulement textile ou cutané, mais aussi mécanique et social : il recouvre un objet de déplacement, mettant en lumière les flux, les échanges et les
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue