École Lyonnaise, 1790 - Lot 163

Lot 163
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École Lyonnaise, 1790 - Lot 163
École Lyonnaise, 1790 Portrait de Jean Saint Pierre (1759-c.1832), aide-major général de la garde nationale lyonnaise Huile sur toile En bas à droite, inscriptions : Jean / Saint Pierre / aide-major général de la / garde nationale / lyonnoise et de l'armée / des 50 mille patriotes / fédérés au camp de Lyon / L'an deux de la liberté / françoise - 1790 Au dos, étiquette manuscrite datant vraisemblablement du XIXe siècle, collée sur un carton intercalé entre le châssis et la toile : Saint Pierre / aide-major-général de la / Garde Nationale de Lyon / Voir compte-rendu de la Confédéra / tion tenue à Lyon le 30 mai 1790 / demeurant place St Nizier (2) 82,5 x 63,5 cm Bibliographie : - B. Malvaux, M. Pétard, Le Hausse-Col français, Éditions du Canon 1997 (illustré en couleurs en couverture). Notre portrait compte parmi les plus beaux témoignages du luxueux équipement militaire de la Garde Nationale, corps emblématique de la Révolution Française. Issu d'une honorable famille de négociants, le jeune Jean semble avoir eu beaucoup d'enthousiasme pour le vent de réforme qui souffla en France, au début des années 1790. Comme de nombreux bourgeois, il rejoint les rangs de la Garde Nationale nouvellement créée, dont on le voit ici revêtu de l'uniforme bleu-blanc-rouge, avec cocarde tricolore, hausse-col frappé des armes d'alliances “royales et citoyennes”, sur le revers de sa veste est attachée une médaille qui pourrait être celle de la Fédération Martiale de Lyon. L'équipement des officiers de la Garde Nationale, fort luxueux, était à leur charge, signe de la prospérité de sa famille. Ce portrait pourrait avoir été commandé à l'occasion des fiançailles ou du mariage du modèle, célébré le jeudi 24 février 1791, à Lyon, en l'église Saint-Pierre-Saint-Saturnin (église qui ne survivra pas à la Révolution). Jean survivra à la tourmente révolutionnaire et au terrible épisode du Siège de Lyon de 1793, et aura même la joie de survivre au mariage de ses enfants. Par ailleurs, Jean était lié à la famille Orsel, étant témoin au décès de Jacob Orsel (1750-1800), père du peintre Victor Orsel (1795-1850).
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