Giacomo Francesco CIPPER, dit IL TODESCHINI (Feldkirch 1664 - Lot 60

Lot n° 60
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Giacomo Francesco CIPPER, dit IL TODESCHINI (Feldkirch 1664 - Lot 60
Giacomo Francesco CIPPER, dit IL TODESCHINI (Feldkirch 1664 - 1736 Milan) Le jeune mangeur de spaghetti Huile sur toile 68 x 55 cm (Rentoilage, restaurations) OEuvre en rapport : - Giacomo Francesco Cipper, le jeune mangeur de spaghetti, 73 x 59 cm, Chambéry, Musée des beaux-arts, inv. inconnu (achat en 2021) Notre espiègle Jeune mangeur de spaghetti est un puissant témoignage de la peinture réaliste de Cipper et s'inscrit dans la lignée de ces icônes populaires tels que les Mangeurs de Ricotta de Campi (1580, Lyon, Musée des Beaux-Arts, inv. H673), le Mangeur de haricots de Carracci (Rome, Palazzo Colonna, inv. inconnu ), ou Le Mangeur de melon et de raisin de Murillo (Munich, Alte Pinakothek, inv. 605). Giacomo Francesco Cipper, dit « Il Todeschini » (1664-1736), peintre d'origine autrichienne (d'où son surnom « l'Allemand »), s'installe à Milan en 1696. Comme d'autres avant lui, Cipper s'attache à peindre une réalité quotidienne, celle des gens humbles. En quête permanente de vérité, il saisit des scènes apparemment anodines qui scandent leurs vies de labeur, leurs rares moments de détente (Buveur, Joueurs de cartes, etc.) ou encore les petits événements de tous les jours (la rixe, l'intervention du dentiste bohémien...). Mais plus que les thèmes abordés, c'est la manière de les traiter qui fait l'originalité de l'oeuvre de Cipper. Par leur taille grandeur nature, leurs mimiques qui leur donnent parfois l'aspect de caricatures, par leur manière de prendre à témoin le spectateur, comme dans le théâtre ou la farce, ces hommes et ces femmes révèlent le regard plein d'humanité que leur porte Cipper. Avec notre Jeune mangeur de spaghetti, il met en forme sa réponse à Luca Giordano, qui avait réalisé, une génération avant lui, son Mangeur de pâtes, Allégorie du goût, vers 1660 (Princeton University Gallery, inv. y1985-35). Notre jeune gourmand saisit son repas à pleine main, toise le spectateur avec un regard hilare et nous sourit à pleine dents, avec une spontanéité sans convenance : à la fois allégorie du goût, de la jeunesse, de la joie et de la simplicité. Un sujet qui a dû rencontrer son public puisque Cipper (ou un élève?) en réalisa une autre version, où l'enfant porte une redingote ocre, acquise en 2021 par le musée de Chambéry (cf. "oeuvre en rapport").
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