RONSARD (Pierre de). Les œuvres de Pierre de Ronsard, Gentil - Lot 53

Lot n° 53
Aller au lot
Estimation :
5000 - 6000 EUR
S'inscrire sur drouot.com
RONSARD (Pierre de). Les œuvres de Pierre de Ronsard, Gentil - Lot 53
RONSARD (Pierre de). Les œuvres de Pierre de Ronsard, Gentilhomme Vandomois, Prince des Poètes François, reveues et augmentées et illustrées de commentaires et remarques. Paris, Nicolas Buon, 1623. Deux volumes in-folio, reliure du XVIIIesiècle en veau marbré, dos ornés avec pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin noir, trois filets dorés sur les plats avec armes au centre, tranches rouges. Quatorzième édition collective et de loin la plus belle des œuvres de Ronsard. Ces deux très beaux volumes «ont toujours fait, dit Jean-Paul Barbier (Ma bibliothèque poétique, tome II), l'admiration des bibliophiles, malgré leur date tardive et bien qu'ils ne contiennent rien d'inédit». L'édition en a été donnée par Philippe Galland, neveu et successeur de Jean Galland aux postes de principal du collège de Boncourt et de «gardien de la tradition ronsardienne», qui a conservé l'Epître dédicatoire au roi Henri III écrite par son oncle pour l'édition de 1587. Elle est enrichie sur les précédentes des commentaires de Pierre de Marcassus et surtout de Claude Garnier (notamment sur les Discours des misères de ce temps), assisté de Robert III Estienne. La très belle illustration du volume se compose d'un superbe titre-frontispice gravé au burin par Léonard Gaultier, repris de l'édition de 1609 et ici en second état, du portrait de Marc-Antoine Muret gravé sur bois, du portrait double de Ronsard et Cassandre gravé sur cuivre par Claude Mellan, du portrait de Nicolas Richelet, commentateur des Sonnets et des Odes, gravé sur cuivre par Picquet, ainsi que de plusieurs portraits en médaillon des grands personnages du temps de Ronsard, également gravés sur cuivre. Ces derniers portraits existent au nombre de dix, dont six gravés par Thomas de Leu, un par Aubry, les trois autres non signés, donnant les effigies d'Henri II; Charles IX; Henri III; François, duc d'Anjou; Henri de Lorraine, duc de Guise; Anne de Joyeuse; Marie Stuart; le duc d'Epernon; François II ; Catherine de Médicis. Contrairement à ceux de Ronsard-Cassandre et de Richelet insérés dans le texte ces portraits politiquesont tous été tirés au verso blanc de feuillets uniquement imprimés au recto, celui du duc d'Epernon figurant même sur un feuillet supplémentaire par ailleurs totalement vierge ajouté après l'impression au cahier LLLll (entre les feuillets LLLll3 et LLLll4 dans l'exemplaire Barbier). Ce mode de production en deux temps explique sans doute les omissions ou variantes que l'on constate dans la grande majorité des exemplaires, la présence conjointe des dix portraits s'avérant, d'après nos recherches, des plus rares. C'est ainsi que le portrait d'Henri III (page 680) ne figurait ni dans l'exemplaire de James de Rothschild, aujourd'hui à la Bnf (veau ancien), ni dans celui d'Hector de Backer vendu en 1925 (maroquin de Capé), pas plus que dans l'exemplaire Bordes de Fortage (maroquin de Chambolle-Duru), ces deux dernierscités par Tchemerzine (Bibliographie d'éditions originales et rares d'auteurs français) qui d'ailleurs ne mentionne pas ce portrait (oubli réparé par Lucien Scheler dans ses corrections). Le magnifique exemplaire en maroquin armorié de l'époque de la collection Jean-Paul Barbier ne contient pas le portrait de Charles IX. Plusieurs exemplaires apparus plus récemment sur le marché étaient décrits avec seulement neuf portraits (soit onze en y ajoutant ceux de Ronsard-Cassandre et de Richelet): c'est notamment le cas du très bel exemplaire en maroquin d'époque vendu par Alde le 6 mai 2011 (adjugé 38000 €) ou encore de l'exemplaire de la collection Jules Renard en maroquin de Capé (Drouot, 3 mars 2015). Contrairement aux quelques exemplaire de grandes collections que nous venons de citer, le présent exemplaire contient l'ensemble des portraits tirés in-texte mais on a omis, vraisemblablement dès l'origine (aucune trace de suppression apparente), de lui adjoindre le feuillet supplémentaire contenant le portrait du duc d'Epernon qui ne figure donc pas ici (rappelons que ce feuillet n'entre pas dans la foliotation et a donc été ajouté dans un second temps). Superbe exemplaire, très élégamment relié en France au XVIIIe siècle en veau marbré glacé aux armes du comte danois Johann-Hartwig-Ernst Bernstorff (1712-1772). Ce très brillant diplomate, nommé ministre des Affaires étrangères en 1751, avait séjourné à Paris comme envoyé extraordinaire du roi du Danemark à Paris en 1747. L'exemplaire est conservé dans le plus parfait état de fraîcheur. Très rare dans cette condition. Signature A. Damien sur la première garde; ex-libris et cachets d'une bibliothèque russe au premier feuillet du tome I et sur le titre du tome II. Acquis par Émile Rossignol en 1950.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue