École mancelle du dernier tiers du XVIe siècle, attribué à l - Lot 6

Lot n° 6
Go to lot
Estimation :
10000 - 12000 EUR
École mancelle du dernier tiers du XVIe siècle, attribué à l - Lot 6
École mancelle du dernier tiers du XVIe siècle, attribué à l'atelier de Matthieu DIONISE (sculpteur actif entre 1581 et 1613) Vierge à l'Enfant Statue en terre cuite Terre beige légèrement rosée, composition en deux éléments joints à la taille, un trou d'évent en amande au revers, terrasse à pans, traces infimes de polychromie et présence de coulées de glaçure H. 90 cm Plissures. Petits accidents et fissures, tête et bras gauche de l'enfant Jésus manquants, restauration au coin Provenance : - Chapelle du château de la Rochère (Mulsanne, 72) - Vente Piasa du 6 juin 2014, lot 88; Paris, collection particulière Littérature en rapport : - Comte C. de Beaumont, «Essai sur Matthieu Dionise, sculpteur manceau,» in Revue historique du Maine, 2, Mamers, 1899, pp. 3-25 ; - F. Lemeunier, «Parigné-L'évêque, La paroisse et l'église» , in La Province du Maine, tome 75, 4e série, t.2, fasc.5, pp. 30-32 ; - P.-M. Aldis, «La statuaire en terre cuite dans les provines du Maine et de l'Anjou, XVIe et XVIIe siècle, 1 Paris, 1939, p. 31-32 ; - Jacques Thirion, «Les statues de Germain Pilon pour le maître-autel de l'église de la Couture au Mans», in Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, tome 60, 1976. pp. 133-150 ; - G. Bresc-Bautier, «Charles Hoyau, Sculpteur du Mans», in Revue de la Société de l'Art français, séance du 7 avril 1990, 1991-1992, pp. 37-64 ; - F. Gache, «Le relief des vignolles du Musée de Tessé au Mans, terre cuite mancelle du XVIe siècle, Mémoire de fin d'étude présenté pour le dipôme d'étude supérieur de conservation-restauration des œuvres sculptées, École supérieure des Beaux-arts de Tours, 1998 ; - Ss dir. G. Bresc-Bautier et F. Le Bœuf, Belles et inconnues : sculptures en terre cuite des ateliers du Maine XVIe-XVIIe siècles, étude iconographique, Cat. Exp. tenue à Paris, musée du Louvre du 6 févr.-27 mai 2002 ; p.86 et suiv. ; - Ss dir. G. Bresc-Bautier et F. Le Boeuf, Terre et ciel : la sculpture en terre cuite du Maine (XVIe et XVIIe siècles), Monum. Ed. du Patrimoine, Cahiers du Patrimoine, 2003 ; - Geneviève Brecs-Bauthier, «Des italiens en France, sculpture en terre cuite du Val de Loire», in Technè, 36, 2012, pp. 110-117. Œuvres en rapport : - Germain Pilon, Vierge à l'Enfant, 1570, marbre, H. :96 cm, Le Mans, église Notre-Dame-de-la Couture ; - Matthieu Dionise, Vierge à l'Enfant, vers 1681, terre cuite, signée dans la terre fraiche FAICT/AU/MANS/PAR/MATH// DIONI/SE/LE/Ce JUIL/LET/1581», H. 111 cm, église Notre-Dame, Bussière-Badil (24) ; - Matthieu Dionise, Vierge à l'enfant, terre cuite, entre 1613 et 1619, l'église Notre-Dame de Parigné-l'Evêque ; - Matthieu Dionise, Saint Georges terrassant le dragon avec la Princesse de Trébizonde, sculptures en terre cuite polychromes, 1597, église de Saint-Georges de la Couée (72). Cette Vierge à l'enfant en terre cuite de très belle qualité d'exécution présente toutes les caractéristiques stylistiques des Vierges mancelles exécutées dans la seconde moitié du XVIe siècle : «des visages au haut front bombé, sourcils minces, yeux à fleur de tête et légèrement bridés, menton volontaire, type aristocratique par excellence» (M. Aldis, la statuaire en terre cuite dans les provines du Maine et de l'Anjou, XVIe et XVIIe siècle, 1 Paris, 1939, p. 31-32). Cette œuvre, comme la majorité des Vierges de la région à cette époque, est librement inspirée de la Vierge à l'Enfant en marbre exécutée par le célèbre Germain Pilon pour l'ancienne église abbatiale de Saint-Pierre de la Couture ( actuelle église Notre Dame) en 1570. Elle présente le même déhanchement dû au fléchissement de la jambe droite et une position du bras droit le long du corps assez proche (même si notre Vierge ne tient pas un bâton fleuri mais retient un pan du manteau passant à l'avant de la robe). Quoique n'ayant pas tout à fait la même attitude, l'enfant Jésus dont le torse offre une musculature prononcée, présente à la fois une gestuelle agitée et pleine d'attention, en passant le bras droit derrière le cou de sa mère. Exceptées les mêmes manches bouffantes, Marie est toutefois vêtue différemment de la Vierge de Saint -Pierre de la Couture. Les détails de ses vêtements - chemise froncée, corsage orné d'un cabochon central, plissure en éventail sous la poitrine, nœud central à la taille- ainsi que sa coiffure composée d'un turban enserrant la chevelure correspondent plutôt aux caractéristiques stylistiques d'autres figures féminines en terre cuite produites dans la seconde moitié du XVIe siècle et n'accusant pas encore le style maniériste. De même que la technique utilisée, ces caractéristiques stylistiques témoignent des influences communes ou bien de la filiation des terracottistes manceaux avec les artistes de Première Renaissance d'origine italienne installés en Val de Loire (cf. L'Allégorie de la Prudence du tombeau de de Lou
My orders
Sale information
Sales conditions
Return to catalogue